TRANS (més enllà)
La cie des Hommes

théâtre

  • Saint Gaudens Mardi 5 novembre 2019 à 21h00

    au Théâtre Jean Marmignon

    entrée 12 € et 5 € / tous publics à partir de 14 ans / durée : 1h

Après avoir accueilli 2017 comme possible mettant en scène des jeunes Commingeois, et Une longue peine faisant entendre d’anciens détenus sur l’univers carcéral, La compagnie des Hommes, avec sa dernière création, TRANS (més enllà), continue de donner la parole à ceux qui ne l’ont pas et qui pourtant ont des choses à dire.
Sur le plateau, Clara, Sandra, Raùl, Ian, Dany et Neus vont se présenter comme ils sont : des hommes et des femmes, longtemps assignés à un genre, enfermés dans un corps étranger, une identité qui ne leur convenait pas. Didier Ruiz (metteur
en scène de la compagnie) les a rencontrés à Barcelone, après une sélection assortie de deux conditions : ne pas être artiste et être disponible pour deux ans au moins.
Loin des clichés sur le travestissement et le monde de la nuit, tous, chacun dans sa langue (le spectacle est surtitré en français !), vont se raconter, choisir des moments de leur vie, des étapes par lesquelles ils sont passés, mais aussi dire la violence, la révélation, la transformation, les réactions de l’entourage, l’engagement, l’amour. En évitant les écueils du pathos, c’est une parole ouverte, intime, généreuse et digne.

spectacle accueilli en coréalisation avec le Théâtre Jean Marmignon de Saint Gaudens et avec l’aide de l’ONDA – Office national de diffusion artistique

La cie des Hommes

La cie des Hommes réunit une équipe de professionnels habituée à travailler ensemble depuis longtemps. Fidélité et diversité de ses membres la caractérisent. « J’aime la mer, le bleu marine, le bleu ciel, tous les bleus en fait, les pins, le sable qui reste entre les orteils, le sel qui fait des plaques sur la peau, le soleil qui fait cligner les yeux quand on sort de l’eau, l’eau qui coule du nez comme un robinet, les cailloux verts qui glissent sur le rivage et qui ont un goût de cailloux verts, les paniers de plage plein de coquillages et de magazines qu’on relit pendant deux mois, les odeurs d’huile, les bières fraîches roulées dans le papier journal, [...] les marchés où les gens crient, où les figues sont servies dans des sacs en papier, où les marchands ont des grosses voix et donnent des fruits à goûter aux passants, les vieux qui racontent des histoires à l’arrêt de bus, ceux qui ont mis le pull à l’envers et qui marchent dans la rue, [...] les listes des courses, les listes du matériel nécessaire, les listes de ceux admis, les listes de ceux qui sont morts et dont le nom est gravé à l’entrée du village, les photos de groupe de classe, des photos de groupe de copains de régiment, les expositions de coquillages, de cailloux, les expositions d’êtres humains comme au théâtre que j’aime. » (Didier Ruiz)
www.lacompagniedeshommes.fr