Une longue peine
Cie des hommes

théâtre

  • Saint Gaudens Samedi 26 novembre 2016 à 21h00

    Théâtre Jean Marmignon

    entrée 12€ et 5€ / tous publics à partir de 14 ans / durée 1h30

Cinq personnes, avec à leur actif de longues années de prison ou de parloir, anciens détenus ou proches de détenus ayant purgé une longue peine, vous diront avec leurs mots, l’isolement, la solitude, l’enfermement, la séparation, le manque, le désarroi,
le sentiment d’abandon, l’amour par-dessus les murs…

Entre théâtre documentaire et création participative, Une longue peine est fondée sur le témoignage, la prise de paroles en direct d’hommes et de femmes qui ne sont pas des acteurs. Ce sont bien eux qui seront sur le plateau du théâtre ce soir-là, porteurs
de leurs propres mots et de leur histoire personnelle.

Ce qu’ils ont vécu à l’ombre, Didier Ruiz, le metteur en scène, leur a proposé de le mettre à la lumière… des projecteurs. Comment vit-on dans cet autre monde, cette société parallèle, régie par d’autres règles ? De quelle peine s’agit-il ? De quel temps parle-t-on au parloir ?... Il y a ceux qui sont sortis mais il y a aussi ceux qui ont attendu dehors, pendant de nombreuses années qui racontent leur enfermement à eux, comment tous ont été emportés dans cet abîme de la disparition.

Après de premières discussions, ces 5 volontaires ont travaillé pendant plusieurs semaines avec la compagnie à la mise en récit de cette vie singulière, de cette sombre parenthèse, cette longue peine, où punition et chagrin se mêlent. Les mots dits ont été répétés sans jamais être écrits, conservant la spontanéité d’une parole unique.
Ces personnes ont accepté de dire ce qui d’ordinaire est tu. Elles ont en commun d’être restées debout, après toutes ces années de privation. Et c’est avec une dignité certaine qu’elles témoignent aujourd’hui, faisant tomber les murs de certains préjugés.

Cie des hommes

La cie des Hommes réunit une équipe de professionnels habituée à travailler ensemble depuis longtemps. Fidélité et diversité de ses membres la caractérisent. « J’aime la mer, le bleu marine, le bleu ciel, tous les bleus en fait, les pins, le sable qui reste entre les orteils, le sel qui fait des plaques sur la peau, le soleil qui fait cligner les yeux quand on sort de l’eau, l’eau qui coule du nez comme un robinet, les cailloux verts qui glissent sur le rivage et qui ont un goût de cailloux verts, les paniers de plage plein de coquillages et de magazines qu’on relit pendant deux mois, les odeurs d’huile, les bières fraîches roulées dans le papier journal, [...] les marchés où les gens crient, où les figues sont servies dans des sacs en papier, où les marchands ont des grosses voix et donnent des fruits à goûter aux passants, les vieux qui racontent des histoires à l’arrêt de bus, ceux qui ont mis le pull à l’envers et qui marchent dans la rue, [...] les listes des courses, les listes du matériel nécessaire, les listes de ceux admis, les listes de ceux qui sont morts et dont le nom est gravé à l’entrée du village, les photos de groupe de classe, des photos de groupe de copains de régiment, les expositions de coquillages, de cailloux, les expositions d’êtres humains comme au théâtre que j’aime. » (Didier Ruiz)

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